Le 26.03.1962, dans son ordre du jour, le commandant de l’état-major général EMG, Houari Boumediene, proclame : « Le cessez-le-feu n’est pas la paix...La lutte continue jusqu’à la révolution... ».
Retenir la date du 19 mars 1962 c’est raviver les blessures et les souffrances des Harkis pour qui cette date marque le début de leur calvaire ainsi que celui du massacre de 80 à 150 000 personnes sans que l’armée française, encore présente, n’intervienne...
Il y a quelques jours s’est éteint à Bône/Annaba, Rachid Habbachi. Remarquable conteur, écrivain talentueux, il faisait vivre en Algérie le pataouète ou plutôt le parler bônois, plus précisément, pour utiliser une désignation à laquelle il tenait beaucoup, le Tchapagate.
« Un Peuple qui renie une partie de lui-même, qui s’humilie devant une faction de meurtriers et lui abandonne ses propres frères, voila ce que nous sommes devenus… ».
Dans notre souvenir, nous avons encore en mémoire les cérémonies du 26 mars 2012 à Paris, en ces lieux mythiques et sacrés, que sont la Cathédrale Notre-Dame de Paris et l’Arc de Triomphe, précédés de nos drapeaux en communion avec celles et ceux de l’Algérie Française.
Le Comité d’Entente des Associations Patriotiques apprend avec surprise que le Sénat va examiner, le 23 octobre 2012, une proposition de loi de 2002 visant à faire du 19 mars une journée nationale du souvenir et de recueillement de la guerre d’Algérie et des événements en Tunisie et au Maroc.
La Maison du Rapatrié de l’Isère, centre culture départemental, présente du 31 octobre au 11 novembre 2012, dans les salles de l’ancien Musée de peinture place de Verdun à Grenoble une exposition retraçant la vie des français en Algérie
Je savais peu de choses de mon père. Il n’aimait guère parler de lui-même et, sur son enfance d’orphelin, restait totalement muet. Il est mort à Nice, peu de mois après avoir été "rapatrié".