Comité de liaison (CLAN-R)

Albert Camus : Colloque international à Marseille

jeudi 30 mai 2013

Marseille-Provence-2013

Centenaire de la naissance d’

Albert Camus

La pensée de Midi

L’absurde- La révolte- L’amour

Vendredi 14 et Samedi 15 juin 2013

Colloque international sous la direction de

Jean-François Mattéi et Hervé Pasqua
Association Carrefour des Savoirs

Auditorium de l’EMD
École de Management et Développement

Rue Joseph Biaggi - 13 303 Marseille – Métro : Gare Saint-Charles
Tél. 04 91 26 00 20

*

Albert Camus
1913-2013

Dès ses premiers essais littéraires, alors qu’il était encore étudiant à Alger, Albert Camus savait quel serait son itinéraire d’homme et d’écrivain. On lit à plusieurs reprises, dans ses Carnets, qu’il avait prévu très tôt de construire une œuvre qui passerait par trois « cycles » : le cycle de l’absurde, le cycle de la révolte et le cycle de l’amour.

Le cycle de l’absurde, qui utilise des formes littéraires différentes, le roman, l’essai et la pièce de théâtre, comprend des œuvres comme L’Étranger, La Peste, le Mythe de Sisyphe, Caligula et Le Malentendu. C’est là le point de départ de la réflexion de Camus sur la condition humaine. L’absurde naît du divorce entre le désir humain de sens dans un univers qui en est dépourvu. Le « silence déraisonnable du monde », selon l’expression de Camus, répond à l’appel de l’homme qui cherche à comprendre le sens de sa présence sur terre.

Mais l’absurde n’est que la première étape de l’itinéraire d’un homme à la recherche de lui-même. Une deuxième étape marque le moment de la révolte devant l’injustice de l’histoire qui se greffe sur l’absurdité de
l’existence. L’Homme révolté, les Chroniques algériennes et de nombreux textes politiques sur la peine de mort, la bombe d’Hiroshima, les camps de concentration soviétiques, et bien entendu la polémique avec Jean-Paul Sartre et Les Temps modernes, permettent de comprendre la légitimité de la révolte. Elle ne se confond à aucun moment avec la révolution qui trahit toujours ses idéaux de liberté.

La révolte, à son tour, n’est pas le dernier mot de Camus. Il l’a plusieurs fois indiqué, dans ses Carnets et dans ses lettres. Le terme de son itinéraire devait être celui de l’amour. Cet amour infini qu’il portait à une mère sourde, quasi muette, illettrée et un peu retardée, et celui qu’il portait à un père qu’il n’avait pas connu culminent dans Le Premier homme, l’ouvrage posthume resté inachevé du fait de la mort tragique de Camus. Mais il nous reste suffisamment de textes pour approcher cet amour des hommes que Camus n’a jamais séparé de l’amour du monde. L’itinéraire de l’homme est resté inachevé, mais non pas celui du penseur qui a refermé un à un ses trois cycles après les avoir ouverts.

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Programme du colloque
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Bulletin d’inscription
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Programme

Vendredi 14 juin 2013

14h 00

Ouverture et accueil des personnalités

14 h 30

Jean-François Mattei

(Institut universitaire de France)
Les trois cycles de l’existence chez Camus

15h 30

Raphaël Draï

(Université d’Aix-Marseille)
Camus et Dostoievski : La justice comme dimension de l’amour

16h 30

Guy Basset

(Faculté Libre de Droit, d’Économie et de Gestion de Paris)
Une topique préparatoire : la tentative d’un cycle de l’élan vital

17h 30

Christian Lapeyre

(Université de Toulouse)
« Une certaine forme d’amour »

18h 30

Jean-Jacques Gonzales

La méthode et la vie. Le séjour algérien d’Albert Camus.

19h 30

Fin de la première journée


Samedi 15 juin 2013

9h

Louis Martinez

(Université d’Aix-Marseille)
Juste, injuste révolte

10h

Jacques Dewitte

(Université de Bruxelles)
L’Homme révolté : un manifeste conservateur

11h

Hervé Pasqua

(Université de Nice)
La révolte contre l’absurde

12h

Jean-Pierre Ivaldi

<(Université de Paris-IV Sorbonne)
Terrorisme et nihilisme

*

14h

Jean Sarocchi

(Université de Toulouse)
Ni absurde ni révolte ni amour : Camus à l’école du grec Plotin

15h

Jean-Louis Saint-Ygnan

(Université de Toulouse)
Le Premier homme : un pèlerinage aux sources

16h

Maurice Weyembergh

(Université de Bruxelles)
« Je ne connais qu’un seul devoir et c’est celui d’aimer” »

17h

Table ronde : De la révolte à l’amour

Conclusions


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