Comité de liaison (CLAN-R)

Henri Mazzarino. Les oranges amères de Blida

vendredi 6 avril 2012

À travers mon histoire, nous dit Henri Mazzarino, c’est l’histoire de beaucoup de mes camarades de combat civils ou militaires qui, dans l’ombre, ont essayé de sauver l’Algérie française.

Certains y ont laissé leur vie, d’autres ont fait de la prison et d’autres, chanceux, sont passés au travers de tout.

C’est à eux tous que je veux rendre hommage.

« Jusqu’à présent, je ne suis jamais arrivé à raconter cette histoire jusqu’au bout, tellement l’émotion me prend à la gorge.

Et là de nouveau tout surgit devant moi, la guerre, les trahisons, l’insécurité permanente, le risque de se faire enlever, de se faire arrêter et toute cette atmosphère de débandade générale, les tas d’ordures qui brûlent sur les trottoirs, une ville qui se meurt, les avions et les bateaux au compte-goutte, les amis qui sont morts, ceux qui ont été enlevés… Comment peut-on pardonner ?…  »

À partir d’octobre 1960, le sous-officier de l’Armée de l’Air Henri Mazzarino organise la résistance à Blida. Quelques mois plus tard, « Mazza » rejoint l’OAS avec son groupe. En octobre 1961, il déserte et passe dans la clandestinité. Blida sera la "seule ville où l’OAS prend un caractère représentatif" (Pierre Montagnon, La Guerre d’Algérie).

Dans ce livre, il décrit son parcours entre 1958 et 1964, un parcours qui fut très dangereux, parfois rocambolesque, souvent émouvant.


Recension du Général Maurice Faivre

Opposé à l’indépendance de l’Algérie, ce sous-officier de l’armée de l’Air raconte son parcours au jour le jour, de 1958 à 1964. Marié et père de deux enfants, il vit à Blida, une ville florissante.

Enthousiasmé par les fraternisations de mai 1958, il a applaudi le général De Gaulle, puis s’est rendu compte que ce dernier bradait l’Algérie sans consulter ceux qui voulaient rester Français. Il organise alors la résistance à Blida, fomente des attentats à l’explosif et rejoint l’OAS ; il déserte en 1961 et
échappe à toutes les poursuites.

Ses relations avec ses collègues insurgés et avec les dirigeants du mouvement montrent avec précision leur état d’esprit, leurs difficultés et leur échec final. Ce sont des révoltés, et non des colonialistes, ni des extrémistes
anti-républicains.

Ils adhèrent totalement au jugement de Maurice Allais sur “le crime commis
au nom de la France à l’égard de la communauté française et musulmane”.
Réfugié en Espagne, il est accueilli par Serrano Suner, ancien ministre de Franco. Un commissaire de police français l’invite à rejoindre Paris où le Tribunal militaire régularise sa situation et lui propose même de réintégrer l’armée.

Décrivant l’OAS vue de l’intérieur, ce témoignage est intéressant pour
l’historien.

Général Maurice Faivre


Editions Atlantis, 2011, 103 pages, 17 €


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