Comité de liaison (CLAN-R)

Discours de Nicolas Sarkozy à Rivesaltes

mercredi 18 avril 2012

Depuis 2001, une journée nationale d’hommage aux Harkis commémore officiellement, tous les 25 septembre, le souvenir de leur engagement. J’ai, moi-même, présidé le 25 septembre dernier la 10ème journée d’hommage.

Depuis 2003, 12 500 Harkis et veuves de Harkis âgés d’au moins 60 ans ont pu bénéficier de l’allocation de reconnaissance ce qui représente un effort budgétaire pour l’Etat de près d’un demi-milliard d’Euros.

En 2007, j’ai, moi-même, signé un décret qui permet aux Harkis en prise au surendettement de bénéficier d’une aide exceptionnelle pour sauvegarder le toit familial.

Des mesures spécifiques ont été prises pour permettre aux enfants de Harkis, dont certains ont souffert des conditions d’accueil de leurs parents, de trouver un emploi et une formation.

Il y a quelques semaines à peine, l’Assemblée Nationale a définitivement adopté la Loi du 7 mars 2012 qui pénalise les insultes faites aux Harkis. Cette loi vient dire solennellement qu’insulter un Harki ou la mémoire des Harkis, c’est insulter l’armée française tout entière.

Enfin, ce n’est pas un hasard, si j’ai tenu à faire entrer au gouvernement la fille du caporal Lakhdar BOUGRAB, de l’armée française en Algérie, petite-fille d’un soldat tombé pendant la guerre, car il avait servi, lui aussi, sous le drapeau français. Trois générations de BOUGRAB au service de la France dont la dernière représentante siège tous les mercredis au Conseil des ministres. De cela la France peut être fière !

Ce n’est pas un hasard, si j’ai nommé Salima SAA à la Présidence de l’Agence Nationale pour la Cohésion Sociale et l’égalité des chances (Acsé).
De cela la France peut être fière.

Ce n’est pas un hasard, si, il y a quelques jours à peine, le fils d’Ali BAZIZ, Harki engagé dans les Groupes Mobiles de Sécurité grièvement blessé en 1956, a été nommé, en Conseil des ministres, Inspecteur Général de l’Education nationale. Le titre le plus élevé que l’on puisse conférer au ministère de l’Education nationale.
De cela la France peut être fière.

Ces nominations sont, avant tout, la juste récompense de mérites personnels exceptionnels mais elles sont aussi la preuve que la République fait aujourd’hui toute leur place à ces enfants de Harkis qui sont devenus ses propres enfants et même ses enfants les plus méritants.

Ces enfants et leurs parents vous doivent beaucoup et c’est à ce titre que je suis venu ici, aujourd’hui, à Perpignan, pour remettre à un homme d’honneur les insignes de Grand Officier de la Légion d’Honneur.

C’est également parce que la République se doit de reconnaître sa responsabilité dans la tragédie qu’ont connue les Harkis que je suis venu ici, aujourd’hui, à Perpignan pour remettre à un homme d’honneur les insignes de Grand Officier de la Légion d’Honneur.

Général François MEYER,

Au Nom de la République française, je suis très heureux de vous élever à la dignité de Grand Officier de la Légion d’Honneur.


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