Comité de liaison (CLAN-R)

ANNE CAZAL. LE RAVIN ROUGE- FILM EN PROJET...

vendredi 21 janvier 2011

Le Ravin Rouge

Le Ravin Rouge, paru en 1994 et de nombreuses fois réédité, est un long cri du cœur, un cri qui commence dans l’allégresse et dans l’extase pour s’achever dans la douleur et la révolte. C’est aussi l’histoire mêlée, mais authentique, de plusieurs de nos compatriotes ; Et c’est, de plus, le reflet fidèle, sans haine et sans crainte d’une fraternité brisée par l’infâme collision d’un Etat de droit avec un terrorisme naissant qui devait s’en trouver renforcé au point de devenir international.

Tous ceux qui lisent ce livre (pour lequel, à l’époque, j’avais refusé le prix algérianiste estimant qu’un roman, fut-il historique, ne pouvait pas entrer en concurrence avec l’œuvre du professeur Yacono) en sont bouleversés ; Combien de fois m’a-t-on écrit : « On ne peut pas ressortir intact de cette lecture ». On m’a aussi écrit « il faut en faire un film ; ». ou « Je prie pour qu’on en fasse un film » Vœu pieux qui dépassait mes limites ; Il semblerait, aujourd’hui, que ceux qui prient aient été entendus.

Il a fallu que plusieurs de nos compatriotes, révoltés par les films anti-français et chargés de contrevérités historiques que l’Etat subventionne largement, rencontrent un producteur, lui proposent de faire un film tiré du Ravin Rouge, ouvrage qui, après lecture, a sensibilisé ce dernier au point que nos amis ont obtenu de lui la volonté de concrétiser ce projet. Depuis, m’ont-ils écrit, ils rêvent d’avoir bientôt leur « AUTANT EN EMPORTE LE VENT DE L’HISTOIRE ! »

Et je me suis mise à rêver avec eux ; Je n’ai posé qu’une seule condition : avoir un droit de vérification et de modification éventuelle sur le film, ceci dans le cadre du respect scrupuleux de la vérité historique, et je m’y tiendrai. Boualem Sansal, écrivain algérien opposant au régime en place dont la réputation n’est plus à faire, me soutiendra dans cette action.

J’ai cru comprendre que, pour la mise en marche du projet et la réalisation du scénario, les producteurs avaient besoin d’une première mise de fond à laquelle tous ceux qui le désirent peuvent contribuer. Je n’ai pas à m’en mêler ; et, je le précise, VERITAS non plus ; mais je donnerai mon obole comme les autres, en fonctions de mes moyens, simplement parce que je suis certaine que le Ravin Rouge témoignera encore de notre drame à tous, et qu’il serait bénéfique pour tous qu’il soit mis en image.

Vous pourrez donc, si vous le souhaitez, participer à cette première mise de fond, auprès de l’association chargée de recueillir les fonds :

DROIT DE MEMOIRE - Maryse GILMAN, 21 Quai Louis Gillet - 69004 Lyon .

Bien préciser sur l’envoi : à l’ordre de « Droit de Mémoire-Ravin Rouge ».


Le combat continue, bonne année à tous ! Anne Cazal

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Bon de Participation

Quel beau roman que le Ravin Rouge ! On sent qu’il a été écrit avec le cœur ! Ses lecteurs se sont attachés aux personnages qui traversent le récit car ils sont profondément authentiques : ils ont vécu, ils ont existé, ils ont connu la joie, et aussi le malheur. Nombreux sont les lecteurs, qui ont écrit à l’auteur, croyant les avoir rencontrés, aux quatre coins de la province française d’Algérie.

« Même si l’on a une certaine pudeur à les évoquer, on ne peut s’empêcher d’avoir pour eux de l’attention et même de l’amitié » a écrit Jeannine de la Hogue, préfacière de l’ouvrage.

Adrien de Courtenay, le héros de ce roman, est un être de chair et de sang, mais il est aussi un mythe, un exemple, une sorte de prototype de ceux qui sont venus en Algérie par nécessité, et qui se sont attachés au pays au point de s’identifier à lui, d’en devenir le symbole, d’en devenir, comme dans le récit d’Anne Cazal, la mémoire.

La démarche de ce récit, de ce témoignage, écrit avec passion, mais aussi avec respect pour les acteurs, races, religions, milieux sociaux, confondus dans la plus grande tourmente de leur vie, est une arme pacifique mais absolument efficace, et le Ravin Rouge le prouve à ses lecteurs, depuis bientôt seize ans...

Les Pieds Noirs sont orphelins de leur terre. Ils l’ont pleurée avec désespoir. Certains l’ont fait avec violence, d’autres ont transformé leur désespoir en nostalgie, l’auteur a essayé de le faire ressentir par l’écriture car rien n’est pire que de se sentir incompris, parfois injustement jugé, et, bien souvent mal aimé.

Elle a simplement écrit la vie là-bas, et sous sa ferveur et sa plume, se sont fait soudain comprendre des lecteurs les peines, les difficultés et les drames humains vécus.

Le héros de ce récit, venu en Algérie à la suite d’un deuil, d’un désarroi, y trouva, grâce à son travail et à sa ténacité une certaine réussite matérielle. Il y fut aidé par un camarade de guerre, Kader Kouïder habitant la mechta voisine, puis par la femme dont il tomba amoureux, institutrice dans le bled, Elise Cortès. Puis vint le temps des turbulences où tous furent emportés par le vent dit … de l’Histoire

Les lecteurs ont, tous, qu’ils fassent partie des exilés de l’Algérie Française ou qu’ils ne l’aient pas connue, à travers les peines et les drames dont la vie du héros et de sa famille seront accablés, un fil conducteur : foi et espoir.

Anne CAZAL et Boualem SANSAL d’une seule main

(ou bien seulement Boualem Sansal, comme vous voulez)


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