Comité de liaison (CLAN-R)

Proposition de résolution N° 1878, présentée par monsieur le Député Elie Aboud

samedi 24 mai 2014

A également été souscrite une déclaration conjointe pour un partenariat industriel et productif. Pour la mise en œuvre de ces accords novateurs, un haut responsable français à la coopération industrielle et technologique franco-algérienne a été nommé par le gouvernement.

Une désignation analogue est intervenue en Algérie. En un an, des résultats concrets ont été obtenus. Une dizaine d’accords ont été conclus lors du 1er comité intergouvernemental franco-algérien de haut niveau du 16 décembre 2013 et du 3ème forum franco-algérien de la recherche et de l’enseignement supérieur des 20 et 21 janvier 2014. Ils portent sur la formation, la normalisation, le calcul haute performance et la simulation numérique.

Dans le même temps, une des composantes humaines des relations
franco-algériennes, et plus largement entre Paris et des territoires
antérieurement français, s’interroge sur sa place dans la communauté
nationale, les politiques et institutions publiques. Il s’agit des Français qui ont dû dans l’urgence et le désarroi quitter ces territoires.

En effet, la décolonisation et les changements profonds qui se sont
accomplis dans les pays qui étaient autrefois placés sous l’autorité de la
France ont conduit près de 1 500 000 personnes – la plupart en moins de
deux ans – à venir se fixer en France. Entre 1956 et 1961 inclus,
498 000 rapatriés ont été accueillis provenant essentiellement de l’Afrique du Nord (462 000) et de l’Indochine (27 000). Les années 1962 et 1963, à elles seules, ont vu le retour massif de la très grande majorité des Français d’Algérie (772 600).

Ces chiffres permettent de mesurer le poids du rapatriement. Ils mettent également en exergue la place particulière qu’occupent les rapatriés d’Afrique du Nord et singulièrement ceux d’Algérie. Leur nombre et la concentration massive des retours sur une courte période donnent la mesure de la tragédie vécue par des dizaines de milliers de familles.

Ces éléments permettent également de mesurer l’ampleur des moyens
qu’il a fallu mobiliser pour assurer l’accueil de ces familles. Face à cette
situation, et compte tenu du dénuement quasi total dans lequel se trouvaient la plupart des rapatriés d’Algérie, l’important était d’abord de les accueillir et d’assurer la satisfaction de leurs besoins vitaux. Les prestations d’accueil ont été ainsi accordées à 350 000 familles, soit plus de 80 % des familles rapatriées.


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