Comité de liaison (CLAN-R)

Proposition de loi N° 2275, concernant la responsabilité de l’Etat Français dans le drame du 26 mars

lundi 20 octobre 2014
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EXPOSE DES MOTIFS

MESDAMES, MESSIEURS,

Il y a 52 ans, le 26 mars 1962, une semaine seulement après le cessez-le-feu en Algérie en date du 19 mars 1962, des Français d’Algérie tombaient sous les balles d’une unité de l’armée française.

Le 23 mars, le quartier de Bab-el-Oued était bouclé et soumis à une
fouille inhumaine. Les maisons étaient mitraillées, c’est ainsi qu’une petite fille fut assassinée alors qu’elle jouait à l’intérieur de l’appartement de ses parents. Femmes, enfants, vieillards manquaient de vivres, de médicaments ...

Le 26 mars, trois jours après le début de ce bouclage, les Français d’Algérie manifestaient pacifiquement à Alger, drapeaux tricolores à la main, pour marquer leur attachement à cette terre française qui les avait vu naître, pour soutenir moralement les habitants du quartier de Bab-El-Oued et afin d’apporter des vivres, des médicaments. Rien ne fut fait pour empêcher les Algérois de manifester. Le Préfet Vitalis-Cros n’avait pas cru devoir instaurer de couvre-feu.

Sans sommation, à 14 h 50, la troupe du 4ème régiment de tirailleurs ouvrit le feu, s’acharnant sur ceux qui s’étaient jetés à terre afin de se
protéger. La version officielle dira que des coups de feu avaient été tires d’un toit vers les militaires. Mais ceux-ci, au lieu de riposter vers le toit où il devrait se trouver le prétendu tireur, tiraient à l’arme automatique dans la foule, frappant dans le dos des manifestants qui tentaient vainement de s’enfuir.

Cette fusillade unilatérale durera environ 12 minutes. La France n’avait pas respecté le cessez-le-feu.

Le bilan officiel fut de 49 morts et plus de 200 blesses. Toutes les victimes furent du côte des civils. Pas un mort du cote militaire.
Les familles ne purent enterrer leur mort dignement, les obsèques
religieuses furent interdites. Les corps furent amenés directement aux cimetières par camion militaire au jour et à l’heure choisis par les autorités.

Loin de la « bavure » imputable à quelques militaires, une telle action, requérant des moyens matériels et humains conséquents, organisée et coordonnée, a été sciemment confiée par certains responsables français à une unité inapte au maintien de l‘ordre.


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