Comité de liaison (CLAN-R)

1er Novembre à Metz- Allocution de madame Danielle Pister

mercredi 5 novembre 2014

Ci-joint l’allocution, assortie de quelques photos, que mon épouse, vice-présidente du Cercle algrérianiste de Reims, a prononcée, samedi matin, devant la stèle dédiée aux Français d’Outre-Mer au cimetière de Metz devant les autorités civiles et militaires et une délégation de porte-drapeaux.

Étaient présents plusieurs élus locaux dont Denis Jacquat, député de la Moselle, Thierry Horry, Maire de Marly, les vice-présidents respectifs du Conseil Général et du Conseil Régional, un adjoint du Maire de Metz et plusieurs conseillers municipaux de la majorité comme de l’opposition, sans oublier plusieurs Officiers supérieurs représentant le Général-Gouverneur de la VI° Région.

En ce soixantième anniversaire de la « Toussaint rouge », cette cérémonie était particulièrement importante pour que nous puissions exprimer nos souffrances et notre révolte.

Bien sincèrement

Jean-Pierre Pister

Secrétaire du Cercle algérianiste de Reims

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MÉMORIAL DES FRANÇAIS RAPATRIÉS D’AFN ET D’OUTRE-MER
CIMETIÈRE DE L’EST À METZ (MOSELLE)
CÉRÉMONIE DE DEUIL ET DE RECUEILLEMENT DU 1er NOVEMBRE 2014 À 10H00

Allocution de Madame Danielle Pister-Lopez, Vice-présidente du Cercle algérianiste, section de Champagne-Grand Est, membre de l’Amicale, Maître de Conférences honoraire à l’Université de Lorraine.

Mesdames et Messieurs les Autorités Civiles et Militaires,
Mesdames et Messieurs les Présidents des Associations Patriotiques et du Souvenir Français,
Mesdames et Messieurs les Porte-drapeaux,
Mesdames, Messieurs,
Chers amis, Chers Compatriotes,

Le Président, les membres et les sympathisants de l’Amicale des Pieds-Noirs de la Moselle, le Mouvement National des Rapatriés d’AFN et d’Outre-mer, ainsi que leurs frères Harkis, vous remercient d’être fidèles, depuis trente-trois ans, à cette cérémonie de recueillement du 1er novembre, en mémoire des morts civils et militaires, toutes ethnies et confessions confondues, tombés au nom de la France, dans ses départements, protectorats et territoires d’Outre-mer.

En cette année des commémoration du déclanchement de la 1ère Guerre mondiale, il y a 100 ans ; des débarquements de Normandie et de Provence qui permirent la libération de la France, il y a 70 ans ; du sacrifice de nos soldats dans la chute de Ðiên Biên Phú, et des attentats de la Toussaint Rouge qui sonnèrent le glas, il y a soixante ans, de l’Empire français ; comment nous, qui sommes nés dans ces territoires autrefois liés à la France, pourrions-nous oublier que parmi les victimes de ces conflits figurent nos parents, nos aïeux d’origines géographiques, ethniques et religieuses différentes, et dont les noms ne sont plus inscrits nulle part, puisque les monuments aux morts, érigés dans les communes où ils sont nés, ont été détruits ? Comment, ne serions-nous pas meurtris par le choix idéologique opéré par le Président de la République, dans l’hommage que la Nation a rendu cette année, aux troupes venues des territoires de l’ex-Empire français combattre en métropole ? Hormis une brève et unique phrase prononcée par le Chef de l’État au mémorial du Mont-Faron à Toulon, le 15 août dernier, lors de l’anniversaire du débarquement en Provence, il n’a été question que de l’engagement des troupes dites « indigènes ».

Bien sûr, il fallait rendre hommage à ces combattants, mais pas en occultant le fait que dans les troupes coloniales -c’est leur dénomination exacte-, indigènes et Européens, natifs des mêmes territoires, combattaient côte à côte. Fallait-il omettre alors le fait que les Pieds-Noirs constituaient la majorité des effectifs et la majorité des victimes des combats que tous ces hommes menèrent ensemble ?

Bien sûr, il fallait saluer la mémoire de tous ces Maghrébins, de tous ces Africains, et rappeler leur courage, mais pas en exhibant, le 14 juillet dernier sur les Champs-Elysées, des éléments de l’ALN, formation directement issue des hordes terroristes du FLN qui massacrèrent civils et militaires français, en particulier les Harkis, toujours interdits de séjour en Algérie. Les troupes coloniales faisaient partie intégrante de l’armée française et se battaient sous drapeau français. Elles ne dépendaient d’aucune autorité étrangère, et encore moins de ces régimes nés d’une décolonisation ratée...../......(Suite, ouvrir le PDF)

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Allocution Danielle Pister

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