Comité de liaison (CLAN-R)

GERARD ROSENZWEIG : Algérianisme

samedi 6 mars 2010

Déjà Albert CAMUS et Emmanuel ROBLES ainsi que quelques autres étaient pris dans les vertiges parisiens de l’après-guerre. CAMUS ne cesserait ensuite ses réguliers retours au pays, avec toujours autant d’amour pour cette terre et les peuples qui avaient ensemble à y vivre. Comme il devait le dire lui-même à Stockholm en recevant son prix Nobel « C’est un Français d’Algérie que vous couronnez ».

Son livre le plus profondément ‘‘algérianiste’’ restant sans conteste son dernier manuscrit, « Le Premier Homme », œuvre posthume, fut publié en effet trente-quatre ans après sa disparition. Autre œuvre tardive, mais totalement pénétré de l’esprit algérianiste, « Cette haine qui ressemble à l’amour », du grand Jean BRUNE publiée en 1961.

Puis vint la grande tourmente de 1962. Jean POMIER est mort, à la fois chez lui dans sa ville natale de Toulouse, et en exil loin de cette Algérie qui l’a fait fondateur de l’Algérianisme. Ce mouvement était-il disparu avec ses créateurs et les espoirs des Français d’Algérie ? N’était-ce pas un défi que d’imaginer une culture et une esthétique du destin se perpétuant coupées du terroir qui leur a donné naissance ?

..............Dynamisme qui devait survivre aux cendres de l’exil et fit le voyage dans chacune des valises de ceux qu’on nomma à tort ‘‘Rapatriés’’.

Mais il fallut pour cela un certain nombre d’années. ......Puis vint 1973.

Toulouse vit alors la rencontre providentielle entre l’un des hommes-clef du mouvement algérianiste des années 20, et un groupe d’étudiants originaires d’Algérie. C’est ainsi que Jean POMIER investit Maurice CALMEIN de l’immense tâche de ressusciter les idéaux disparus de l’autre côté de la mer, et de renouer avec l’âge d’or de l’Algérianisme. Tout en l’adaptant inévitablement aux nouvelles conditions imposés par l’Histoire. C’était cinquante deux années après sa fondation officielle à Alger, et peu de temps avant la mort de Jean POMIER. Celui-ci transmettant le flambeau avant de disparaître.

.....................Bien sûr, cela ne s’organisa pas en un jour. Il fallut surtout réussir cette véritable quadrature du Cercle (Algérianiste) : convaincre la nouvelle communauté des ex-Français d’Algérie qu’ils étaient désormais des « Provinciaux sans Province ». Et qu’ils ne pouvaient qu’être honorés par le passé de leurs pères. Passé qu’il fallait laver de l’outrage..................

Le terroir disparu allait reprendre vie, la Culture restant indissociable de l’Histoire. Aujourd’hui, avec près de dix mille membres et beaucoup de dynamisme, le Cercle algérianiste a réadapté les buts de ses premiers fondateurs, aux réalités d’un continent où ses valeurs sont plus que jamais d’actualité.

Ecrit par Gérard ROSENZWEIG
( sur l’ossature d’un texte initial de Pierre DIMECH)
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Algérianisme

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