5 juillet 1962 ! Une date qui projette immédiatement images d’horreur et de trahison.
Des centaines de personnes massacrées dans les conditions les plus atroces et restées sans sépulture.
Des autorités à Paris et à Alger qui gardent un éternel silence. Qui en ce 5 juillet 2026 osera évoquer cette tragédie, exprimer de la compassion pour ces victimes et leurs familles ? En a-t-on seulement le souvenir ?
Qui expliquera la haine des tueurs ? Qui demandera pardon pour les ordres données par Paris ? Qui expliquera l’inhumanité du Général Katz ; il s’est abstenu de porter secours et pourtant s’est vu attribuer, le 4 août 1962, la croix de la Valeur militaire avec palme pour, entre autres, « avoir su rétablir et préserver avec force et dignité l’autorité légale et l’ordre public ».
Et qui, parmi ceux qui nous gouvernent, évoquera le nom de ces quelques hommes d’honneur entrés dans l’histoire, au premier rang desquels nous trouvons le Capitaine Rabah Kheliff ? Ce très grand français qui n’entrera pas au Panthéon.
Étreints par une indicible émotion nous nous souvenons de tout et de tous.
Le Monument aux victimes d’Afrique du Nord, du sculpteur Eugène Dodeigne (1923-2015) a été inauguré en 1996 au cœur du parc de la Butte du Chapeau Rouge. Contribution de la ville, cette statue monumentale est devenue lieu symbolique de mémoire.
Nous attendions de la compassion...Elle est venue par les silences de De Gaulle, et par l’honnêteté (?) de la presse...
L’Histoire, surtout de celui qui a causé tant de drames et de malheurs en Algérie, détruisant des familles et notre confiance en la justice, ne peut être édulcorée par les partisans d’une légende confortable. Cet essai nous donne la possibilité de faire notre propre religion sur le sujet. Il est toujours important de savoir pourquoi on aime ou on déteste...
Commémoration d’un crime d’Etat occulté...
Pour son premier rendez-vous de l’année, l’ANRO a royalement fêté les Rois, à Sausset-Les-Pins...
Initiée par M. Charles Levy, et réalisée par trois hommes décidés, cette "Cité Levy" reste encore dans la ville de Sétif, comme une trace positive du passé.
Parfois, des mots simples, parlent mieux au cœur que des paroles emplies d’emphase ou de vide...
Le talent de Philippe de Villiers est de nous rappeler, sans haussement de voix, et même avec la douceur qu’il sied à cette période de Noël, que nous avons été forgés dans une civilisation ancienne certes, mais éternelle dans la persistance de ses enseignements. Ce qui est révolutionnaire, c’est de démontrer nos racines, bien accrochées au sol de l’Europe, contrairement aux cultures hors-sol auxquelles ont veut nous comparer.
La tradition française est de fêter les victoires. On fête rarement les défaites ou les échecs. On n’a pas fêté l’armistice de juin 1940, ni les accords de Genève de juillet 1954 consacrant la perte de l’Indochine. Or le cessez-le-feu du 19 mars 1962, au moins par ses conséquences, n’a pas mis fin à la guerre d’Algérie.