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	<title>Comit&#233; de liaison (CLAN-R)</title>
	<link>https://clan-r.org/portail/</link>
	<description>Portail officiel du Comit&#233; de Liaison des Associations Nationales de Rapatri&#233;s. Les documents publi&#233;s ici, ainsi que les annonces, fichiers, repr&#233;sentent la Communication officielle sur Internet du CLAN-R.
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	<language>fr</language>
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		<title>LA VIE D'UNE INSTITUTRICE EN ALGERIE</title>
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		<dc:date>2017-06-04T20:08:56Z</dc:date>
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&lt;p&gt;Apr&#232;s avoir quitt&#233; le Lyc&#233;e St&#233;phane Gsell, en 1938, j'effectuais une scolarit&#233; de trois ann&#233;es &#224; l'Ecole Primaire Sup&#233;rieure de MASCARA. et j'optais pour l'ENSEIGNEMENT En octobre 1941, j'avais 21 ans et j'habitais encore chez mes parents &#224; TIARET. J'y re&#231;us ma premi&#232;re nomination pour El OUSSUEKH dont je soup&#231;onnais &#224; peine l'existence. &lt;br class='autobr' /&gt;
Je vais essayer de situer g&#233;ographiquement le village de mes d&#233;buts dans l'enseignement. El OUSSEUKH fut rebaptis&#233; &#171; LA FONTAINE &#187; car c'&#233;tait un point d'eau pour les (...)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://clan-r.org/portail/local/cache-vignettes/L91xH117/arton1234-2a473.jpg?1727384146' width='91' height='117' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Apr&#232;s avoir quitt&#233; le Lyc&#233;e St&#233;phane Gsell, en 1938, j'effectuais une scolarit&#233; de trois ann&#233;es &#224; l'Ecole Primaire Sup&#233;rieure de MASCARA. et j'optais pour l'ENSEIGNEMENT&lt;br class='autobr' /&gt;
En octobre 1941, j'avais 21 ans et j'habitais encore chez mes parents &#224; TIARET. J'y re&#231;us ma premi&#232;re nomination pour El OUSSUEKH dont je soup&#231;onnais &#224; peine l'existence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je vais essayer de situer g&#233;ographiquement le village de mes d&#233;buts dans l'enseignement. El OUSSEUKH fut rebaptis&#233; &#171; LA FONTAINE &#187; car c'&#233;tait un point d'eau pour les troupeaux de moutons et de chameaux qui transhumaient vers la r&#233;gion montagneuse d'AFLOU. Ce village est situ&#233; sur al route de TIARET-AFLOU, en direction de LAGOUATH, coupant la steppe entre le Djebel NADOR et le Djebel AMOUR. Le CH&#201;LIF, le plus long des cours d'eau d'Alg&#233;rie, prend sa source dans ce v&#233;ritable ch&#226;teau d'eau : le chott ECH-CHERGUI environne ce pays du mouton. Ces gros &#233;levages motivent l'activit&#233; commerciale de ce petit centre. la population se composait essentiellement de commer&#231;ants musulmans et juifs originaires du M'ZAB. Quelques familles fran&#231;aises et espagnoles d'&#233;leveurs de moutons, quatre gendarmes, un garde-champ&#234;tre, le receveur des postes et l'institutrice constituaient, &#224; cette &#233;poque, le petit noyau europ&#233;en.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'agglom&#233;ration, au plan r&#233;gulier, rappelait bien d'autres villages d'Alg&#233;rie &#233;difi&#233;s &#224; la limite du d&#233;sert. Les &#233;piceries nombreuses, tenues par des s&#233;dentaires, offraient &#224; l'acheteur r&#233;sidant ou nomade : th&#233;, caf&#233; &#187;, sucre, semoule, dattes savoureuses de LAGOUATH, du savon, des v&#234;tements rutilants pour les Mauresques et des tapis de haute laine confectionn&#233;s &#224; AFLOU.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'effectif scolaire s'&#233;levait &#224; une quarantaine d'enfants d'ethnies diff&#233;rents s'&#233;tendant du cours pr&#233;paratoire au certificat d'&#233;tudes. Dans l'ensemble, cette palette vari&#233;e, color&#233;e, se montrait assez docile et appliqu&#233;e, mais mes connaissances p&#233;dagogiques &#233;taient plut&#244;t floues et malgr&#233; ma bonne volont&#233;, &#233;tais-je en peine d'enrichir valablement leurs connaissances. Ave le peu de documents poss&#233;d&#233;s et ceux plus rares encore trouv&#233;s &#224; mon arriv&#233;e (l'&#233;cole &#233;tait nouvelle), je passais mes soir&#233;es &#224; essayer d'&#233;laborer un emploi du temps pouvant occuper rationnellement divers cours, sans pouvoir compter sur les &#233;changes ou consultations rituels entre coll&#232;gues et directeur. J'&#233;tais donc &#171; charg&#233;e d'&#233;cole &#187; et quelques courriers avec l'Inspecteur Primaire canalis&#232;rent quelque peu mon &#233;parpillement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec beaucoup de travail, de bonne volont&#233; r&#233;ciproque, les cours se d&#233;roul&#232;rent cahin-caha, pendant ce premier trimestre 1941.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les vacances de No&#235;l arriv&#232;rent. Elles furent tellement glaciales et enneig&#233;es que la route TIARET-AFLOU &#233;tant coup&#233;e, je ne pus rejoindre ma famille. Mon cadeau de No&#235;l, cette ann&#233;e-l&#224;, fut ma premi&#232;re r&#233;mun&#233;ration s'&#233;levant &#224; 1 382,50 Francs anciens&#8230; bien s&#251;r. Nous savons que les instituteurs &#233;taient, et le sont encore,&#8230; les fonctionnaires les plus mal pay&#233;s !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s un hiver extr&#234;mement rigoureux, l'ann&#233;e scolaire se d&#233;roula sans trop de probl&#232;mes et fut pour la petite institutrice non initi&#233;e que j'&#233;tais un &#233;difiant et enrichissant d&#233;marrage dans l'enseignement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s mon mariage, &#224; la rentr&#233;e 42, je sollicitais et obtins ma nomination pour MEDRISSA o&#249; &#233;tait &#233;tablie ma belle-famille.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;MEDRISSA est situ&#233;e &#224; peu pr&#232;s &#224; la m&#234;me latitude qu'El OUSSEUKH, mais au sud de FRENDA, sur al route de TIARET-MASCARA. Sa population se composait surtout de petits &#171; colons &#187; d'origine m&#233;tropolitaine qui avaient &#233;t&#233; recas&#233;s dans ce coin d'Alg&#233;rie o&#249; leur avait &#233;t&#233; attribu&#233;es des concessions de terres arides et pierreuses, &#224; exploiter. Leur t&#233;nacit&#233;, leur volont&#233; et surtout leur courage avaient eu raison de cette terre &#224; c&#233;r&#233;ales aux rendements faibles et fluctuants &#233;tant donn&#233; l'irr&#233;gularit&#233; du r&#233;gime pluviom&#233;trique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;cole jouxtait la mairie et le bureau de poste, sur al grande place nue du village, dans un b&#226;timent du style &#171; q&#231;our &#187;. Elle se composait d'une grande classe et d'un appartement attenant qui, pour tout mobilier, poss&#233;dait une mauvaise table, une chaise branlante, et surtout, &#224; ma grande frayeur, un r&#233;giment de souris que je ne parvenais pas &#224; exterminer, qui circulait librement, jour et nuit, et me tenait en &#233;tat constant d'angoisse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A MEDRISSA, l'effectif scolaire comptait une quarantaine d'enfants, mais majoritairement europ&#233;ens. Mon adoption par ces enfants fut instantan&#233;e. Ils s'&#233;chelonnaient eux aussi du cours pr&#233;paratoire (5 ans) &#224; la pr&#233;paration &#224; l'examen des bourses et au certificat de fin d'&#233;tudes (13 &#224; 14 ans). Cette diversit&#233; de cours &#224; assumer dans cette classe unique &#233;tait affolante. Cependant l'int&#233;r&#234;t, la gentillesse des familles, la sollicitude et la bonne volont&#233; de ces enfants furent remarquablement encourageante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette premi&#232;re ann&#233;e &#224; MEDRISSA vit al r&#233;ussite &#224; l'examen des bourses, de deux candidats pr&#233;sent&#233;s&#8230; et je n'en fus pas peu fi&#232;re ! L'application, le d&#233;sir d'apprendre ont promu la r&#233;ussite de leur vie pour la plupart d'entre eux ; j'ai pu m'en assurer car j'ai eu la joie &#233;mue d'en retrouver quelques-uns, au cours des r&#233;unions &#171; m&#233;drissiennes &#187; organis&#233;es en France.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La guerre s&#233;vissait en Europe. La vaste commune-mixte du Djebel NADOR, dirig&#233;e par un administrateur fran&#231;ais, &#224; TREZEL, se trouvait fort d&#233;munie et ne parvenait pas &#224; assurer l'approvisionnement de l'&#233;cole, en bois de chauffage&#8230; Le froid &#233;tait grand, les chutes de neiges importantes et fr&#233;quentes, et le gros po&#234;le antique qui tr&#244;nait au milieu de la classe serait rest&#233; fig&#233;, glac&#233;, si chaque matin, chaque &#233;l&#232;ve n'&#233;tait arriv&#233; avec sa b&#251;che sous le bras. Nous p&#251;mes ainsi affronter les rigueurs de ces hivers glac&#233;s. la chaleur des &#233;t&#233;s naissants &#233;tait tout aussi rigoureuse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De 1942 &#224; 1945, j'assumais ma lourde t&#226;che d'enseignante en c&#233;dant parfois au d&#233;couragement, en d&#233;pit de l'aide &#233;pistolaire de notre Inspecteur Primaire, Monsieur GIULANI qui r&#233;sidait &#224; MOSTAGANEM et ne pouvait, en cette p&#233;riode de difficult&#233;s de toutes sortes, se d&#233;placer pour inspecter mon travail. Sa sympathie, ses conseils &#233;clair&#233;s et paternels m'ont aid&#233;e &#224; r&#233;aliser cette t&#226;che d'enseignante dans laquelle je parvenais tout de m&#234;me &#224; m'installer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Trois an n&#233;es scolaires se sont ainsi &#233;coul&#233;es dans ce petit village &#224; 250 kilom&#232;tres d'ORAN, bien &#233;loign&#233; de TIARET et sans moyen de locomotion. je souris encore en me souvenant d'un petit Gilles de cinq ans, aux cheveux roux, aux joues cribl&#233;es de t&#226;ches de rousseur, aux yeux bleus p&#233;tillants d'espi&#232;glerie, qui &#224; la sortie de la classe de onze heures, demandait &#224; une grande fille du certificat de fin d'&#233;tudes si elle savait ce que voulait dire &#171; aller au chloff &#187;. Devant son ignorance, il lui lan&#231;a : &#171; bien s&#251;r, tu ne sais pas parler anglais &#187;. J'&#233;clatais de rire &#224; cette boutade. Ce petit malin, je l'ai retrouv&#233; ainsi que la grande fille apostroph&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ces deux villages &#224; la limite du d&#233;sert, la puret&#233; de l'air &#233;tait vivifiante, la magnificence des levers et couchers de soleil impr&#233;gnait l'atmosph&#232;re de puret&#233;, de calme grisant par leurs colorations tendres ou &#233;clatantes. Ces cieux emplis de douceur, de limpidit&#233; dispensaient une sensation de bien-&#234;tre. Ces m&#234;mes cieux cl&#233;ments et purs rougeoyaient parfois violemment et se chargeaient de sable fin, quand le simoun se levait et s'insinuait partout en d&#233;pit des portes et fen&#234;tres ferm&#233;es. Il &#233;manait de cet &#233;trange poudroiement insidieux, une invincible pression confinant &#224; l'&#233;touffement, tant le souffle de ce vent &#233;tait br&#251;lant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La guerre finie vit le retour de mon mari et de notre &#233;tablissement &#224; TIARET o&#249; j'obtins un poste dans une premi&#232;re &#233;cole de gar&#231;ons dite &#171; &#233;cole nouvelle &#187; car &#224; l'enseignement primaire traditionnel s'ajoutaient des sections professionnelles. Cette &#233;cole se situait dans un quartier o&#249; plus tard fut &#233;difi&#233; le lyc&#233;e. Classes tr&#232;s charg&#233;es, population exclusivement musulmane dans cette &#171; &#233;cole indig&#232;ne &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Peu apr&#232;s, je me retrouvais dans une &#233;cole artisanale indig&#232;ne aussi, mais de filles cette fois. je me souviens qu'&#224; une rentr&#233;e, le p&#232;re d'une de mes futures &#233;l&#232;ves, en me pr&#233;sentant sa fille, me dit : &#171; elle est &#224; toi, fais-en ce que tu veux, mais il faut qu'elle travaille bien &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S&#233;jour, &#244; combien m&#233;morable dans cette &#233;cole dirig&#233;e par une magistrale directrice qui, chaque fin d'ann&#233;e scolaire, organisait une kermesse, pour assurer al vente des ouvrages r&#233;alis&#233;s par les &#233;l&#232;ves des classes artisanales. Ces ouvrages &#233;taient de pures merveilles ; tout un chacun s'&#233;tonnait devant des r&#233;alisation d'une telle perfection. Nous &#233;tions charg&#233;es d'assumer leur vente dans nos classes respectives am&#233;nag&#233;es pour cette exposition-vente, et ce tout au long de la journ&#233;e avec une foule de visiteurs et acheteurs &#233;merveill&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Notre rigoureuse directrice, pour s'assurer notre total concours, nous enfermait &#224; cl&#233; dans nos classes afin que cette vente ne connaisse pas la moindre interruption&#8230; mais c'&#233;tait sans compter sur la fen&#234;tre ouverte par laquelle se r&#233;alisaient les achats des amateurs ! Les col&#232;res colossales de cette s&#233;v&#232;re directrice lorsqu'elle prenait conscience de notre envol &#233;taient spectaculaires&#8230; et nos fous rires s'av&#233;raient intarissables !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Puis, toujours &#224; TIARET, je fus affect&#233;e &#224; une troisi&#232;me &#233;cole indig&#232;ne de gar&#231;ons, cette fois, situ&#233;e rue Bugeaud et qui comptait quatorze classe. L'une des classes que l'on appelait &#171; de transition &#187; me fut attribu&#233;e. Soixante deux petits Musulmans fr&#233;quentaient assid&#251;ment et t&#233;moignaient de la meilleure volont&#233; d'assimiler notre enseignement qui, bien s&#251;r, reposait sur l'acquisition du langage.&lt;br class='autobr' /&gt;
Nous formions une &#233;quipe unie, chaleureuse, ma&#238;tres europ&#233;ens et musulmans confondus. cette entente se manifestait par des &#171; champagne-petits fours &#187; pour toutes les promotions anniversaires, &#233;v&#232;nements heureux, fins de trimestre et d'ann&#233;e. Dans cette &#233;cole, c'&#233;tait la joie de vivre, le bonheur d'une franche camaraderie qui &#233;tait sinc&#232;re et tr&#232;s r&#233;ciproque. Rien ne nous laissait pr&#233;sager le gros orage qui couvait !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A cette &#233;poque s&#233;vissait la teigne et le trachome, et dans nos attributions d'enseignants entrait l'obligation de donner les soins n&#233;cessaires. Chaque matin, nous devions badigeonner les cr&#226;nes ras&#233;s et teigneux, d'huile de cade, noire, grasse, &#233;paisse, &#224; l'odeur tr&#232;s forte. Nous instillions des gouttes de collyre dans les yeux. Au cours de la matin&#233;e, la chaleur des cr&#226;nes aidant, l'huile de cade se liqu&#233;fiait et d&#233;goulinait dans le cou, sur les visages, les mains : aussi les cahiers &#233;taient-ils macul&#233;s d'empreintes noires et grasses, et n'&#233;taient &#8211;ils plus que des torchons naus&#233;eux qui me faisaient fr&#233;mir &#224; la pens&#233;e d'une possible inspection et me d&#233;solaient en songeant &#224; la pr&#233;paration de ces soixante-deux cahiers qui occupait largement mes veill&#233;es. Le calcul passionnait ces enfants (juste retour aux sources !)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cependant un jour, dans ce cours o&#249; nous n'avancions qu'&#224; petits pas, et alors que nous arrivions au nombre 10, je demandais &#224; un &#233;l&#232;ve, apr&#232;s maintes explications, pr&#233;cisions et d&#233;compositions de me dire l'&#233;num&#233;ration de ces nombres. Bien jusqu'&#224; 9, mais arriv&#233; le 10, le petit &#233;l&#232;ve me dit, &#224; ma surprise :&lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; 7, 8, 9&#8230; 1 &#187;. je lui r&#233;torquai que ce n'&#233;tait pas 1 mais 10.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Non, Madame, c'est 1, tu m'as dit que Z&#233;ro c'est rien &#187;. Son ent&#234;tement &#224; ce propos fut tenace.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les f&#234;tes de l'A&#207;D-EL-KEBIR &#233;taient pr&#233;textes &#224; nous offrir de d&#233;licieuses p&#226;tisseries confectionn&#233;es par les mamans, rang&#233;es dans une assiette reposant sur un torchon m&#233;ticuleusement propre et nou&#233; aux quatre coins. nos petits &#233;l&#232;ves nous les offraient en se pavanant dans leurs v&#234;tements flambant neuf.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A cette &#233;poque, j'assurais aussi des cours pour adultes, apr&#232;s ma journ&#233;e de classe, afin de b&#233;n&#233;ficier d'un &#171; petit plus &#187; arrondissant mon maigre traitement. c'&#233;tait &#233;mouvant de voir l'application de ces hommes, les uns jeunes, les autres presque des vieillards qui souhaitaient fort apprendre &#224; lire et &#224; &#233;crire notre langue. Ils y apportaient beaucoup de pers&#233;v&#233;rance, de courage, d'application et de fermet&#233; ; et tous &#233;taient d'une rare correction envers la jeune institutrice que j'&#233;tais alors.&lt;br class='autobr' /&gt;
dans cette m&#234;me p&#233;riode, je pr&#233;parais et subissais avec succ&#232;s, en f&#233;vrier, les &#233;preuves &#233;crites, puis en juin, orales de mon certificat d'Aptitudes professionnelles d'enseignante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'occupation ne manquait gu&#232;re lorsque je rentrais chez moi ; providentiellement mes parents s'occupaient de mes deux filles, et cela me permettait le d&#233;ploiement de mes activit&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;je demeurais dans cette &#233;cole de Tiaret, aux classes v&#233;tustes jusqu'en juin 1954. de ces ann&#233;es, j'ai gard&#233; le souvenir de grandes amiti&#233;s, de compr&#233;hension avec des coll&#232;gues anim&#233;s du m&#234;me du sacr&#233; et de directeurs chaleureux, dynamiques et bienveillants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par une chance extraordinaire et aussi avec l'aide de mon premier Inspecteur qui m'&#233;paula, j'obtins le poste convoit&#233; d'adjointe &#224; l'&#233;cole Laverdet filles de MAISON CARR&#201;E. Changer de d&#233;partement n'&#233;tait pas particuli&#232;rement ais&#233;, en d&#233;pit de la Loi Roustan ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;R&#233;sider dans la banlieue d'ALGER, parcourir cette ville &#233;clatante de blancheur, de lumi&#232;re, d'&#233;volution constante m'&#233;merveillait ; Ce bel ALGER devait voir se d&#233;rouler des &#233;v&#232;nements historiques et plus s&#251;rement dramatiques. J'&#233;tais combl&#233;e par la proximit&#233; de la MEDITERRANEE que nous v&#233;n&#233;rions avec ferveur, tant elle nous para&#238;t plus belle, plus douce, plus bleue &#171; du c&#244;t&#233; de chez nous &#187;. La proximit&#233; de ses plages de sable fin apr&#232;s quatorze ans de Hauts Plateaux me faisait atteindre les limites de la f&#233;licit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ma nouvelle &#233;cole faisait partie d'un &#233;norme group scolaire : filles, gar&#231;ons et cours compl&#233;mentaire. je fus donc affect&#233;e &#224; l'&#233;cole de filles, en octobre 1954, et pour huit ann&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je d&#233;couvrais une nouvelle ambiance, une autre qualit&#233; de vie et une population scolaire d'environ une cinquantaine d'enfants pas classe. Les petites Musulmanes se m&#234;laient sans probl&#232;me, et ce jusqu'en mai 1962, aux fillettes europ&#233;ennes. Un cours &#233;l&#233;mentaire 1&#232;re ann&#233;e me fut confi&#233;. Je le conservais pendant ces huit ann&#233;es et je me sentais devenir une &#171; sp&#233;cialiste &#187; de cette classe. A la fin de l'ann&#233;e&#184; je d&#233;couvrais avec &#233;merveillement le chemin parcouru, les progr&#232;s r&#233;alis&#233;s ; les acquisitions dans ce cours &#233;taient spectaculaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les dangers encourus dans cette &#233;norme &#233;cole, au centre d'une ville secou&#233;e par les attentats, &#233;taient &#233;vidents, mais nous n'y pensions gu&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une authentique distribution des prix aux &#233;l&#232;ves les plus brillantes nous r&#233;unissait, chaque ann&#233;e, dans la grande cour de r&#233;cr&#233;ation. pour nous aussi, cette journ&#233;e comportait une remise des prix !... Nous croulions sous les fleurs et les cadeaux.&lt;br class='autobr' /&gt;
Comment ne pas &#234;tre &#233;mue &#224; la pens&#233;e d'avoir perdu el contact avec ces merveilleuses directrices et coll&#232;gues avec lesquelles j'ai parcouru ces huit ann&#233;es !&lt;br class='autobr' /&gt;
C'est donc en juin 1962 que s'effectua l'affreuse cassure, qu'il fallut se sauver, abandonner cette attachante et inoubliable ALGERIE pour aborder une France qui visiblement ne nous accueillait pas chaleureusement. Le d&#233;paysement moral, les meurtrissures du c&#339;ur, nous &#233;treignaient affreusement&#8230; mais les enfants sont toujours des enfants pour les enseignants !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8230; Le p&#233;riple de la vie d'une institutrice tr&#232;s &#171; pied-noir &#187; s'ach&#232;ve, apr&#232;s de multiples exp&#233;riences enrichissantes, parfois cruelles, et avec des points de vue personnels sur la t&#226;che qui nous a &#233;t&#233; confi&#233;e et que je crois avoir ex&#233;cut&#233;e avec un maximum de c&#339;ur et d'enthousiasme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;b&gt;Gilberte MENE- CHAD&#200;S&lt;/b&gt; in Bulletin ALYSGO 1989&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>MON ECOLE DE MISSERGHIN- T&#233;moignage d'une institutrice en Alg&#233;rie</title>
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		<dc:date>2017-06-04T19:56:32Z</dc:date>
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&lt;p&gt;J'ai fait mon entr&#233;e dans la carri&#232;re d'enseignante, en novembre 1939, &#224; Misserghin. Ce c&#233;l&#232;bre petit village, riche gr&#226;ce &#224; ses sources, ravitaillait d&#233;j&#224; Oran en l&#233;gumes et en fruits d&#232;s l'arriv&#233;e de nos anc&#234;tres (c'est l&#224; que fut cr&#233;&#233; le r&#233;giment de nos magnifiques spahis qui prot&#233;geaient les cultivateurs dans leur champ). &lt;br class='autobr' /&gt;
Quand on arrivait d'Oran, on traversait le vieux village avec son &#233;cole. Il &#233;tait habit&#233; par une forte proportion da Musulmans et de familles espagnoles. On montait une c&#244;te, on passait (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://clan-r.org/portail/-4-38-sante-" rel="directory"&gt;4.38 Sant&#233;&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://clan-r.org/portail/local/cache-vignettes/L91xH117/arton1233-53486.jpg?1727384146' width='91' height='117' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;J'ai fait mon entr&#233;e dans la carri&#232;re d'enseignante, en novembre 1939, &#224; Misserghin.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ce c&#233;l&#232;bre petit village, riche gr&#226;ce &#224; ses sources, ravitaillait d&#233;j&#224; Oran en l&#233;gumes et en fruits d&#232;s l'arriv&#233;e de nos anc&#234;tres (c'est l&#224; que fut cr&#233;&#233; le r&#233;giment de nos magnifiques spahis qui prot&#233;geaient les cultivateurs dans leur champ).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand on arrivait d'Oran, on traversait le vieux village avec son &#233;cole. Il &#233;tait habit&#233; par une forte proportion da Musulmans et de familles espagnoles. On montait une c&#244;te, on passait devant l'&#233;glise &#224; droite, et &#224; gauche la &#171; p&#233;pini&#232;re des P&#232;res Blancs &#187;, rendue c&#233;l&#232;bre par la naissance de la cl&#233;mentine (illustre fruit du fr&#232;re Cl&#233;ment).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On redescendait la longue c&#244;te bord&#233;e, de chaque c&#244;t&#233;, par des jardins d'agrumes qui embaumaient au printemps.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; On secouait les fleurs d'orangers dans une passoire pour en faire du lait d'oranger &#187;, disait ma m&#232;re !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et c'&#233;tait le &#171; village neuf &#187; qui s'&#233;tendait tout en longueur, pas plus beau que les villages voisins, avec ses trottoirs bord&#233;s de ficus, mais qui devait son charme &#224; ses jardins de ceinture qui nous enveloppaient, &#224; P&#226;ques, du parfum des fleurs d'orangers, de lilas, de roses, d'aub&#233;pines et de seringas. &#171; Un vrai petit coin de France &#187;, disait-on.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Arriv&#233;e en novembre, la r&#233;partition des cours &#233;tant faite, j'h&#233;ritai de l'&#233;cole du vieux village qui demeure le plus beau souvenir de ma carri&#232;re. C'&#233;tait un vaste b&#226;timent d'un &#233;tage, avec sur le devant une grande cour de r&#233;cr&#233;ation ombrag&#233;e par des faux-poivriers. Aux murs et aux grille, pendaient des jasmins jaunes d'Espagne. Avec les enfants, nous &#233;tions ravis de jardiner et d'embellir notre domaine. Et sur l'arri&#232;re, un vaste jardin plant&#233; de toutes sortes de fleurs genre &#171; jardin de Monsieur le Cur&#233; &#187;, et aussi d'arbres fruitiers vari&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La salle de classe, longue et spacieuse, &#233;tait &#233;clair&#233;e par les grandes fen&#234;tres de l'&#233;poque.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autour d'elles, grimpaient d'immenses rosiers rouges, jaunes et roses, abondamment fleuris. Au moment de leur magnifique floraison, on percevait de temps &#224; autres le bruit mat des p&#233;tales parfumaient qui tombaient dans la classe. J'entends encore le bourdonnement des abeilles s'affolant devant un butin aussi riche.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'avais soixante-huit &#233;l&#232;ves &#8211; enseignement B. L'&#233;cole &#233;tait fr&#233;quent&#233;e uniquement par les petits Musulmans des deux villages, et ceux des douars environnants. Nos petits &#233;l&#232;ves des douars prenaient, courageusement, la route en hiver tr&#232;s t&#244;t, pour &#234;tre &#224; l'&#233;cole &#224; l'heure. D&#232;s qu'ils arrivaient, je les r&#233;unissais autour du po&#234;le &#224; bois pour qu'ils se r&#233;chauffent, tout en &#233;coutant et en r&#233;pondant &#224; la le&#231;on de langage &#224; laquelle ils restaient tr&#232;s attentifs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'ai eue le bonheur de faire mon apprentissage dans une classe surcharg&#233;e &#224; trois cours : la classe d'initiation (qui a fait couler tant d'encre) pour les enfants ne sachant pas parler fran&#231;ais ; le cours pr&#233;paratoire fort (2&#232;me ann&#233;e de classe d'initiation et 2&#232;me livret de lecture) ; le cours &#233;l&#233;mentaire normal avec, au d&#233;but, une le&#231;on de langage plus fournie en vocabulaire et en conjugaison. Au deuxi&#232;me trimestre, toute la classe participait &#224; la m&#234;me le&#231;on.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'ai le souvenir &#233;mue de ces &#233;l&#232;ves que j'ai retrouv&#233;s, apr&#232;s l'ind&#233;pendance, occupant des places dans les administrations et me disant, avec beaucoup de respect, le bon souvenir qu'ils avaient gard&#233; de leur passage dans ma classe, ajoutant qu'ils devaient &#224; mon enseignement d'occuper ces postes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'avais un petit Salem, d'une intelligence remarquable, qui me disait en roulant de grands yeux : &#171; Ma&#238;tresse, punissez-moi ! &#187;, pour &#234;tre assis sur l'estrade pr&#232;s de mon bureau.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comment oublier le petit Ali, absent depuis plusieurs jours, et ses amis me disant qu'il &#233;tait tr&#232;s malade parce qu'il avait une grosse &#233;pine d'acacia dans la main. J'allai le voir et conseillai &#224; la maman de lui mettre des compresses tr&#232;s chaudes toute la journ&#233;e et toute la nuit, et de l'amener &#224; l'&#233;cole le lendemain. Arm&#233;e de ciseaux flamb&#233;s, de compresses et d'alcool, je le soignai, faisant jaillir l'&#233;norme &#233;pine tra&#238;tresse au milieu du pus. Bien d&#233;sinfect&#233; et band&#233;, je le renvoyai chez lui pour se reposer. Le lendemain, je refis le pansement ; tout allait bien, il avait dormi et mang&#233;. il &#233;tait venu, accompagn&#233; par sa m&#232;re , heureuse de ne plus voir souffrir son fils, et me tendant, timidement, deux &#339;ufs pour exprimer sa reconnaissance. Quelle joie pour eux, de me tendre le petit paquet d'asperges sauvages cueillies sur le chemin de l'&#233;cole, le bouquet des premiers narcisses, une orange, remplac&#233;s par un bonbon, un g&#226;teau ! Quel merveilleux cadeau venant de la &#171; Mistra &#187; !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'habitais le &#171; village neuf &#187;. je faisais un long trajet, avec joie, longeant tous les jardins. D&#232;s sept heures du matin, une v&#233;ritable voli&#232;re d'enfants piaillait devant la maison, pour m'escorter et me raconter toutes leurs histoires d'enfants.&lt;br class='autobr' /&gt;
En me voyant passer, on disait : &#171; Voil&#224; Yvette et son &#233;tat-major ! &#187;, et j'en &#233;tais heureuse ! Avec beaucoup de regrets, je vis arriver la fin de l'ann&#233;e scolaire et le triste armistice de 1940.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'ai poursuivi ma carri&#232;re dans l'enseignement B jusqu'&#224; sa fusion avec l'enseignement A, apr&#232;s la guerre. j'avoue que ce passage en B o&#249; l'on se heurtait &#224; de nombreuses difficult&#233;s, y compris celles des enfants de la rue, ne lisant pas leur page de lecture &#224; la maison, m'a beaucoup aid&#233;e dans ma formation professionnelle.&lt;br class='autobr' /&gt;
Comme moi, tous les instituteurs d'Alg&#233;rie, ont aim&#233; leur m&#233;tier, les enfants, quels qu'ils soient, qui leur ont &#233;t&#233; confi&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous avons fait le maximum pour apprendre &#224; tous, sans exception, &#171; plus que leur apprendre &#224; se moucher &#187;, la joie des d&#233;couvertes qui devaient enrichir leurs vies.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;b&gt;Yvette BEAUD-GILLE&lt;/b&gt;, Pr&#233;sidente honoraire de l'association des Anciennes El&#232;ves du Lyc&#233;e St&#233;phane Gsell d'ORAN (A.L.Y.S.G.O.)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Ren&#233;e Antoine par Odette Goinard</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		



		<description>&lt;p&gt;Biographie de Ren&#233;e Antoine, &#034;la toubiba aux mains de lumi&#232;re&#034;. Extrait de M&#233;moire Plurielle N&#176; 72 de Juin 2013 de M&#233;moire d'Afrique du Nord&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://clan-r.org/portail/-4-38-sante-" rel="directory"&gt;4.38 Sant&#233;&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div id='decoupe_haut' class='pagination decoupe_haut'&gt;
&lt;img class=&#034;no_image_filtrer&#034; alt=&#034;Premi&#232;re page&#034; title=&#034;Premi&#232;re page&#034; src='https://clan-r.org/portail/plugins/auto/couteau_suisse/v1.14.4/img/decoupe/precedent_off.gif'/&gt;&lt;img class=&#034;no_image_filtrer&#034; alt=&#034;Premi&#232;re page&#034; title=&#034;Premi&#232;re page&#034; src='https://clan-r.org/portail/plugins/auto/couteau_suisse/v1.14.4/img/decoupe/precedent_off.gif'/&gt; &lt;img class=&#034;no_image_filtrer&#034; alt=&#034;Page pr&#233;c&#233;dente&#034; title=&#034;Page pr&#233;c&#233;dente&#034; src='https://clan-r.org/portail/plugins/auto/couteau_suisse/v1.14.4/img/decoupe/precedent_off.gif'/&gt; &lt;span class=&#034;cs_pagination_off&#034;&gt;1&lt;/span&gt; &lt;a title=&#034;Page 2&#160;: Ren&#233;e accomplira un parcours hospitalier et universitaire&#034; href='https://clan-r.org/portail/spip.php?id_rubrique=159&amp;#38;page=backend&amp;#38;artpage=2-4' class=&#034;decoupe_page&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;a title=&#034;Page 3&#160;: Assist&#233;e par une &#233;quipe de m&#233;decins et d'infirmiers, la &#171; (...)&#034; href='https://clan-r.org/portail/spip.php?id_rubrique=159&amp;#38;page=backend&amp;#38;artpage=3-4' class=&#034;decoupe_page&#034;&gt;3&lt;/a&gt; &lt;a title=&#034;Page 4&#160;: Rapports et travaux de Ren&#233;e Antoine&#034; href='https://clan-r.org/portail/spip.php?id_rubrique=159&amp;#38;page=backend&amp;#38;artpage=4-4' class=&#034;decoupe_page&#034;&gt;4&lt;/a&gt; &lt;a href='https://clan-r.org/portail/spip.php?id_rubrique=159&amp;#38;page=backend&amp;#38;artpage=2-4' class=&#034;decoupe_img&#034;&gt;&lt;img class=&#034;no_image_filtrer&#034; alt=&#034;Page suivante&#034; title=&#034;Page suivante&#034; src='https://clan-r.org/portail/plugins/auto/couteau_suisse/v1.14.4/img/decoupe/suivant.gif'/&gt;&lt;/a&gt; &lt;a title=&#034;Derni&#232;re page&#034; href='https://clan-r.org/portail/spip.php?id_rubrique=159&amp;#38;page=backend&amp;#38;artpage=4-4' class=&#034;decoupe_img&#034;&gt;&lt;img class=&#034;no_image_filtrer&#034; alt=&#034;Derni&#232;re page&#034; title=&#034;Derni&#232;re page&#034; src='https://clan-r.org/portail/plugins/auto/couteau_suisse/v1.14.4/img/decoupe/suivant.gif'/&gt;&lt;img class=&#034;no_image_filtrer&#034; alt=&#034;Derni&#232;re page&#034; title=&#034;Derni&#232;re page&#034; src='https://clan-r.org/portail/plugins/auto/couteau_suisse/v1.14.4/img/decoupe/suivant.gif'/&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;center&gt;&lt;i&gt;&lt;h4&gt;Publi&#233; avec l'aimable autorisation de M&#233;moire d'Afrique du Nord&lt;/h4&gt;&lt;/i&gt;
&lt;/center&gt;
&lt;center&gt;&lt;i&gt;Extrait des &lt;a href=&#034;http://www.memoireafriquedunord.net/biog/biogHC_Antoine.htm&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;Cahiers d'Afrique du Nord &#034;M&#233;moire plurielle&#034;&lt;/a&gt; N&#176;72- Juin 2013&lt;/i&gt;&lt;/center&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2381 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://clan-r.org/portail/local/cache-vignettes/L458xH318/Renee_Antoine-673d9.jpg?1727389673' width='458' height='318' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034;&gt;Ren&#233;e Antoine (l'Hillil 1896 - Aix-en-Provence 1988) &lt;br&gt;au milieu &lt;br class='autobr' /&gt;
de la promotion 1922 de l'internat des h&#244;pitaux d'Alger&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Anim&#233;e d'une ardeur missionnaire, Ren&#233;e Antoine, &#171; la toubiba aux mains de lumi&#232;re &#187; a su allier sa grande ma&#238;trise de la chirurgie oculaire et sa parfaite connaissance de la langue arabe pour secourir les populations les plus d&#233;munies jusqu'aux confins de l'Alg&#233;rie.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ren&#233;e Antoine est n&#233;e le 26 juin 1896 &#224; l'Hillil, petit centre de colonisation de la vall&#233;e du Ch&#233;lif o&#249; son p&#232;re, conducteur des Ponts et Chauss&#233;es, travaillait &#224; l'am&#233;nagement d'un r&#233;seau d'irrigation. Ses grands-parents, de familles modestes, &#233;taient originaires de Franche-Comt&#233;, de Bretagne et de Lorraine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La jeune Ren&#233;e a v&#233;cu jusqu'en 1904 &#224; Mostaganem. Elle y contracta une tuberculose articulaire qui, s'&#233;tant localis&#233;e dans le genou, lui laissa une boiterie qu'elle r&#233;ussit &#224; ma&#238;triser tout au long de sa vie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au printemps 1904, la famille s'installe &#224; Inkermann, important centre de colonisation. Ren&#233;e se rend &#224; l'&#233;cole communale &#224; dos de bourricot, conduit par le chaouch de son p&#232;re, plein d'attention pour la fille du patron. A l'&#226;ge de dix ans, elle est inscrite en 6&#232; au coll&#232;ge de jeunes filles d'Oran. Elle opte pour l'arabe comme premi&#232;re langue vivante qu'elle arrivera &#224; ma&#238;triser parfaitement. Re&#231;ue au baccalaur&#233;at en 1916 avec la mention bien, elle s'oriente vers la carri&#232;re m&#233;dicale malgr&#233; les r&#233;ticences de son p&#232;re. Elle avait eu tr&#232;s t&#244;t le d&#233;sir de soigner les Arabes dans le bled alg&#233;rien. Elle s'installe &#224; Alger avec sa m&#232;re pour pr&#233;parer le certificat de sciences physiques, cliniques et naturelles (PCN) o&#249; elle est re&#231;ue major de sa promotion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cependant, son entr&#233;e &#224; la Facult&#233; de m&#233;decine est diff&#233;r&#233;e, son p&#232;re appel&#233; sous les drapeaux ayant estim&#233; que Ren&#233;e devait consacrer son temps &#224; sa m&#232;re, de sant&#233; fragile. De retour &#224; la vie civile, il se laisse cependant fl&#233;chir.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_2382 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;a href='https://clan-r.org/portail/IMG/pdf/863-4.38-Renee_ANTOINE.pdf' title='PDF - 758.7 ko' type=&#034;application/pdf&#034;&gt;&lt;img src='https://clan-r.org/portail/local/cache-vignettes/L52xH52/pdf-39070.png?1727356321' width='52' height='52' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:120px;'&gt;&lt;strong&gt;Ren&#233;e Antoine&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;&lt;div id='decoupe_bas' class='pagination decoupe_bas'&gt;
&lt;img class=&#034;no_image_filtrer&#034; alt=&#034;Premi&#232;re page&#034; title=&#034;Premi&#232;re page&#034; src='https://clan-r.org/portail/plugins/auto/couteau_suisse/v1.14.4/img/decoupe/precedent_off.gif'/&gt;&lt;img class=&#034;no_image_filtrer&#034; alt=&#034;Premi&#232;re page&#034; title=&#034;Premi&#232;re page&#034; src='https://clan-r.org/portail/plugins/auto/couteau_suisse/v1.14.4/img/decoupe/precedent_off.gif'/&gt; &lt;img class=&#034;no_image_filtrer&#034; alt=&#034;Page pr&#233;c&#233;dente&#034; title=&#034;Page pr&#233;c&#233;dente&#034; src='https://clan-r.org/portail/plugins/auto/couteau_suisse/v1.14.4/img/decoupe/precedent_off.gif'/&gt; &lt;span class=&#034;cs_pagination_off&#034;&gt;1&lt;/span&gt; &lt;a title=&#034;Page 2&#160;: Ren&#233;e accomplira un parcours hospitalier et universitaire&#034; href='https://clan-r.org/portail/spip.php?id_rubrique=159&amp;#38;page=backend&amp;#38;artpage=2-4' class=&#034;decoupe_page&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;a title=&#034;Page 3&#160;: Assist&#233;e par une &#233;quipe de m&#233;decins et d'infirmiers, la &#171; (...)&#034; href='https://clan-r.org/portail/spip.php?id_rubrique=159&amp;#38;page=backend&amp;#38;artpage=3-4' class=&#034;decoupe_page&#034;&gt;3&lt;/a&gt; &lt;a title=&#034;Page 4&#160;: Rapports et travaux de Ren&#233;e Antoine&#034; href='https://clan-r.org/portail/spip.php?id_rubrique=159&amp;#38;page=backend&amp;#38;artpage=4-4' class=&#034;decoupe_page&#034;&gt;4&lt;/a&gt; &lt;a href='https://clan-r.org/portail/spip.php?id_rubrique=159&amp;#38;page=backend&amp;#38;artpage=2-4' class=&#034;decoupe_img&#034;&gt;&lt;img class=&#034;no_image_filtrer&#034; alt=&#034;Page suivante&#034; title=&#034;Page suivante&#034; src='https://clan-r.org/portail/plugins/auto/couteau_suisse/v1.14.4/img/decoupe/suivant.gif'/&gt;&lt;/a&gt; &lt;a title=&#034;Derni&#232;re page&#034; href='https://clan-r.org/portail/spip.php?id_rubrique=159&amp;#38;page=backend&amp;#38;artpage=4-4' class=&#034;decoupe_img&#034;&gt;&lt;img class=&#034;no_image_filtrer&#034; alt=&#034;Derni&#232;re page&#034; title=&#034;Derni&#232;re page&#034; src='https://clan-r.org/portail/plugins/auto/couteau_suisse/v1.14.4/img/decoupe/suivant.gif'/&gt;&lt;img class=&#034;no_image_filtrer&#034; alt=&#034;Derni&#232;re page&#034; title=&#034;Derni&#232;re page&#034; src='https://clan-r.org/portail/plugins/auto/couteau_suisse/v1.14.4/img/decoupe/suivant.gif'/&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/div&gt;
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